La Compagnie Mack et les gars vous invite à découvrir

Naissance d’un chef d’œuvre

L'histoire vraie de la création d'En attendant Godot de Beckett en 1953

Un spectacle de Stéphanie Chévara d'après Roger Blin

À partir de 8 ans

Mise en scène de Stéphanie Chevara

"Un spectacle réussi !"

— Webthéâtre

Représentations

Espace Roseau Teinturier - Salle Grande salle
45 Rue des Teinturiers, 84000 Avignon - Plan d'accès

À partir du vendredi 7 juillet 2017 jusqu'au dimanche 30 juillet 2017 tous les jours à 18 H 20
Relâche les lundis


Durée : 1 h 20

Résumé

Ce projet audacieux retrace l'aventure - véridique - que fût, pour Samuel Beckett et Roger Blin, la conception et création sur scène d'En attendant Godot, depuis les prémices de son écriture jusqu'au scandale de sa première.

Basé sur les mémoires de Roger Blin, une longue interview du metteur en scène et une biographie de Samuel Beckett, ce spectacle nous mène sur les chemins escarpés de la création au cœur du Paris d'après-guerre.

Incidents, heureux hasards, catastrophes quotidiennes et petits miracles nous racontent la naissance d'un chef d'œuvre.

Extrait

Fragments de presse

Une heure et demie d'une atmosphère créative (...) Le spectacle est bien ficelé et les cinq comédiens efficaces.

Le Canard enchaîné.

La mise en scène de Stéphanie CHEVARA, exemplaire par sa fluidité, est de facture intimiste, impressionniste. De fait, nous ne quittons jamais la sensation d'être dans les coulisses d'un théâtre. (...)
La scénographie opère une sorte de jeu de balancier avec une lampe qui descend par magie pour découvrir dans l'ombre des scènes tableaux qui semblent flotter dans le souvenir, la récréation du passé, dans un espace-temps improbable un peu inouï. C'est assez curieux, ce temps fortuit d'une pensée, de toutes ces turbulences temporelles blotties dans le rêve comme dans un cocon, oublieuses d'un temps conjugué, aléatoires et revenantes.
La distribution des comédiens est excellente. Barthélémy GOUTET qui interprète Samuel Beckett plus vrai que nature, et Laurent COLLARD qui joue Roger Blin, très vif.
Du théâtre à taille humaine. Eh oui, comme une encoche sur les peaux mortes du théâtre de l'époque. La pièce a fait scandale parce que les personnages disaient « merde » et s'injuriaient. C'est à n'y rien comprendre mais ces allers et retours entre rêve et réalité auxquels nous convient ces vrais personnages BLIN et BECKETT, donnent le vertige. Oui, les deux hommes qui contemplent la lune, c'est eux. Merci à la Compagnie MACK ET LES GARS pour cette bouleversante projection !

— Evelyne Trân, Le Monde.fr.

Naissance d’un chef-d’œuvre respire une sorte de joyeuseté due à ces deux farceurs que sont l’auteur et le metteur en scène. Jusque dans la philosophie de l’œuvre qui a fait couler des torrents d’encre et de salive : que signifient ces deux hommes attendant un troisième qui ne viendra jamais ? « Si je le savais, je l’aurais mis dans la pièce », note Beckett… Mais, c’est justement dans ce vide que va proliférer la recherche du sens.
Sur la scène du théâtre de Belleville, les acteurs ont compris, à leur tour, que la gravité de leur périlleuse entreprise devait être jouée avec légèreté. Blin, enfin, rendu à lui-même. A sa bonne hauteur.

— Charles Sylvestre, L'Humanité.

Elle met en scène l’écrivain (fine interprétation de Barthélémy Goutet ) et sa femme Suzanne (Morgane Bader), Roger Blin (Laurent Collard) le premier à sentir l’intérêt exceptionnel du texte, Jean-Marie Serreau (très drôle Barthélémy Goutet) grâce à qui, au bout de quatre ans d’efforts, parfois désespérés, la pièce verra enfin le jour au théâtre de Babylone, occasionnant d’abord scandale et fauteuils cassés avant de remporter un succès phénoménal jamais démenti.

On partage les doutes de Beckett, les mystères du texte qu’il refuse de lever, à quelques exceptions près, parfois plutôt amusantes, les difficultés des choix de distribution, etc. On est plongé dans l’effervescence de la création et le spectacle distille une mine d’informations passionnantes. On apprend par exemple que l’idée de l’arbre est inspirée d’un tableau de Caspard Friedrich, Deux hommes contemplant la lune.(...) Un spectacle réussi, inventif, instructif, souvent drôle, joliment interprété qui au passage nous rappelle combien l’art est ancré dans le réel et est susceptible de nous en offrir des commentaires éclairés.

— Corinne Denailles, Webthéâtre.

(...) Comment naît un chef-d’œuvre ? Quelles en sont les étapes indispensables ? L’adaptation et la mise en scène de Stéphanie Chévara se gardent bien de donner une recette ou la moindre ébauche de solution. Utilisant les souvenirs de Roger Blin, une partie de la biographie de Beckett et certaines réflexions autour de la création de Godot, elle raconte pas à pas, ce qui a présidé à la naissance de cette pièce, qu’il est désormais courant de nommer chef-d’œuvre. (...) Loin de toute volonté didactique ou démonstrative, “Naissance d’un chef d’oeuvre” ajoute une pierre à l’édifice de la pièce, insistant sur la qualité des relations humaines qui ont contribué à la faire connaître, sur la part d’enfance et la nostalgie d’un passé balayé par la guerre encore très proche, sur une simplicité qui a tout à voir avec la complexité de l’âme humaine qui attend encore et toujours. Voilà une très belle leçon de théâtre qui éclaire d’un jour nouveau une “pièce aussi encombrante que la vie”.

— Dany Toubiana, Théâtrorama.

COUP DE CŒUR LA PROVENCE

C’est tout le sujet de la pièce de Stéphanie Chévara, inspirée des récits de Roger Blin. Son habile mise en scène parvient à créer plusieurs espaces sur le plateau qui délimitent les actions et permettent un parfait agencement des scènes. Elle mêle l’humour et l’émotion dans ce spectacle qui est un véritable hommage au théâtre et à la création artistique. On goûte beaucoup de plaisir à retrouver Samuel Beckett qui connut les pires difficultés pour se faire accepter dans le monde des lettres. Sans oublier Roger Blin, metteur en scène de talent, et "flaireur" de génie. Même si la naissance eut lieu dans la douleur, une certaine allégresse se dégage de l’ensemble du spectacle, sans doute parce que tous les personnages de cette histoire croyaient dur comme fer à leur entreprise. L’histoire a montré qu’ils avaient raison.

— Jean-Noël Grando, La Provence.

Équipe artistique

Distribution : Morgane Bader - Françoise Boisseau - Armand Eloi - Laurent Collard - Barthélémy Goutet - Arthur Minthe et Théophile Pouillot-Chévara (en alternance)

Soutiens

Soutiens : Adami - SPEDIDAM - Dépt du Val de Marne - DRAC Ile de France - Région Île de France - EPT Grand-Orly Seine Bièvre - Ville de Gentilly

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