Théâtre Organic présente

Le langage des cravates

Un spectacle de Sophie Gazel

Mise en scène de Sophie Gazel

Un clin d’œil à Jacques Tati

"Une interprétation précise et réjouissante" Agnès Santi - La Terrasse

Représentations

Théâtre de Belleville
94 Rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris - Plan d'accès

À partir du lundi 6 novembre 2017 jusqu'au mardi 19 décembre 2017 à 19 H 15
Tous les lundis et mardis


Durée : 1 h 05

Résumé

En société, nous portons tous un masque,un costume, une "cravate"..

Dans une veine burlesque qui rappelle l'univers de Jacques Tati et un humour absurde, Le langage des cravates décortique nos difficultés à communiquer et les mécanismes de notre soumission au pouvoir. 

Dans le décor aseptisé d'une salle d'attente d'entreprise moderne, avec en fond sonore une musique douce qui tourne en boucle, deux hommes et une femmes attendent qu'on veuille bien s'occuper d'eux...

Extrait

Extrait en espagnol

Extrait en français

Fragments de presse

Dans la filiation de l’univers burlesque et absurde de Jacques Tati, Sophie Gazel crée avec un beau trio de comédiens un théâtre de situations comiques, qui révèle toute la cruauté du rapport au monde de l’entreprise. "..."

Afin de rendre compte de la réalité aliénante du monde du travail et d’une société assujettie aux exigences économiques, Sophie Gazel opte pour la veine du burlesque et de l’absurde, dans la filiation de l’univers délicieux de Jacques Tati. Un pari difficile qui se fonde quasi exclusivement sur le jeu corporel, et qui doit, pour frapper juste, éviter le rire facile et l’outrance de la caricature. "..." C’est un théâtre de jeux de rôles, de mimes et de situations contrastés que déploie Sophie Gazel, qui a conçu la pièce en 2012 dans une Espagne en pleine crise économique. Un théâtre stylisé où s’expriment pleinement le corps et le geste, jusqu’à l’absurde le plus incongru. Rivalité larvée, complicité obligée, mesquineries, embarras… A l’unisson, le trio de comédiens déploie une interprétation précise et réjouissante, un peu hésitante au début puis plus harmonieuse.

— Agnès Santi, La Terrasse.

Tout de suite, le burlesque de la situation va sauter aux yeux. Oui, Jacques Tati n'est pas loin. (...) Durant de longues minutes, assis l'un à côté de l'autre, ce que font les deux comédiens, sans prononcer un mot, est là aussi totalement jouissif et burlesque. Leurs regards et autres coups d'oeil sont merveilleux Du grand art. Qu'est-ce que l'on rit ! (...)

Dans ce spectacle, ce sera l'absurde, le burlesque, la farce qui serviront de ressorts principaux à la dramaturgie.(...) Les trois interprètes sont juste parfaits, chacun dans leur rôle. Rien n'est statique, ils vont beaucoup bouger, sauter, tomber. Une métaphore de cette société toujours en mouvement, et pourtant totalement enfermée... (...)

Je me suis vraiment régalé à suivre les péripéties de ce huis clos hilarant. Hilarant, mais un huis clos finalement assez angoissant également, qui porte un regard on ne peut plus réaliste et lucide sur ce monde du travail complètement déshumanisé et dont la cruauté est mise ici si brillamment en exergue.Une vraie découverte et un vrai beau moment théâtral.

— Yves Pey, De la cour au jardin.

(...) S’enchainent alors une série de gags burlesques, où le corps et les bégaiements volent la vedette aux mots, excepté lors de la grande tirade récitée à toute vitesse par Mathieu Beaudin. La pièce est également ponctuée de pubs radiophoniques ironiques et mordantes, qui incitent par exemple la Direction à mieux surveiller la santé de leurs salariés pour moins payer la mutuelle. Comme le déclare l’auteure, Sophie Gazel, « Les personnages n’ont pas une histoire à nous raconter mais de situations en situations ils nous racontent notre monde. Il est essentiel pour moi de privilégier un théâtre métaphorique et stylise pour éviter la direction du théâtre sociologique, psychologique et naturaliste ». Finalement, le langage des cravates nous interroge tant sur le langage lui-même que sur le monde du travail. En effet, la pièce illustre bien les défauts de l’ère travailleuse moderne : la compétition, l’égoïsme, la déshumanisation. Le blanc de la salle prend alors des nuances d’hôpital, le comique devient grinçant et le spectateur rit jaune devant les candidats poussés à la folie par un DRH à qui il faut plaire à tout prix.

Sophie Gazel réussit donc le pari de créer une pièce drôle et rafraichissante (preuve à l’appui des rires dans la salle), qui nous détend après une longue journée de travail, mais qui nous donne moins envie d’y retourner le lendemain !

— Célia Cristofoli, Le souffleur.

Équipe artistique

Distribution : Véronic Joly - Pablo Contestabile - Matthieu Beaudin

Galerie

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Soutiens

Soutiens : Théâtre La Nacelle d'Aubergenville - DRAC Ile de France - La Terrasse - Institut Ramon Llull Langua y cultura catalanes - Gobierno de España - Adami

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