Cantate pour Lou Von Salomé

De Bérengère Dautun

Mise en scène d'Anne Bouvier
Une production SR Productions et La Compagnie Titan - Bérengère Dautun

Bérangère Dautun fait penser à une magicienne, une drôle de fée qui fait valser sa baguette de sourcier, pour faire jaillir l’eau précieuse (…) Sylvia Roux, à fleur de peau, incarne de façon frémissante, une Lou passionnée. - Evelyn Tran - Le Monde.fr

Représentations

Espace Roseau Teinturier
45 rue des Teinturiers 84000 Avignon - Plan d'accès

À partir du vendredi 6 juillet 2018 jusqu'au dimanche 29 juillet 2018 tous les jours à 16 H 55
Relâche les mardis


Durée : 1 h 20

Résumé

Tout en elle était exceptionnel : beauté, intelligence, amour de la vie. L’attraction qu’elle exerçait, révélait les êtres à eux-mêmes et suscitait les passions : Nietzsche, Paul Rée, Frida von Bulow… Mais aussi et surtout Rainer Maria Rilke.

Née en 1861, elle connut le meilleur et le pire : l’âge d’or viennois (Klimt, Schnitzler) comme l’ascension d’Hitler au pouvoir.

Écrivain reconnu, auteur de nombreuses pièces de théâtre, elle fut aussi la première femme psychanalyste.
Grâce à sa rencontre fusionnelle avec Freud et sa volonté de toujours rendre l’autre meilleur, elle exerça sa profession avec ferveur et succès.

Extrait

Fragments de presse

(...) Comment raconter en une heure le parcours étonnant de Lou Von Salomé ? Bérangère Dautun, d’instinct, a choisi de laisser parler son cœur, orientant son regard vers une Lou Von Salomé vivante, submergée par ses fantômes. Le terme fantôme n’est pas péjoratif, des êtres aimés peuvent être qualifiés de fantômes dans la mesure où leur présence invisible occupe le miroir d’une perception « border line ». Bérangère Dautun qui donne voix aux personnes les plus connues qui ont partagé la vie de Lou, fait penser à une magicienne, une drôle de fée qui fait valser sa baguette de sourcier, pour faire jaillir l’eau précieuse, celle que représente pour elle Lou Von Salomé. (...) Vêtue d’une robe noire (qui rappelle celle que portait Lou sur une photo où en compagnie de Nietzche et Paul Rée, elle tient les rênes d’une carriole) Sylvia Roux, à fleur de peau, incarne de façon frémissante, une Lou passionnée, celle qui s’écrie : « La vie humaine – Ah ! la vie tout court – est poésie. Inconscients de nous-mêmes, c’est nous qui la vivons, jour après jour et fragment par fragment, mais, c’est dans son inviolable intégrité, c’est elle qui nous vit, qui nous mène ».

La scène fait penser à un immense écrin dont les vagues soulèvent quelques apparitions. Cet aspect précieux et délicat s’harmonise avec le dispositif scénique juste suggestif, un mannequin de couturier, deux fauteuils, un cheval de bois. La metteure en scène Anne Bouvier entend laisser carte blanche à la magie impressionniste qui se dégage du spectacle, un ardent hommage à Lou Von Salomé !

— Evelyn Tran, Théâtre au vent - Le Monde.

Bérengère Dautun, unique ! Il est absolument impossible de résister à Bérengère Dautun. Son sourire, son charme, sa fragilité physique font merveille. (…) Elle déploie tous les charmes d’une comédienne exceptionnelle et rare.

— Jean-Luc Jeener, Figaroscope.

On connaît le talent incomparable de Bérengère Dautun pour lire ou dire les grands textes. Les quinze tableaux qu'elle consacre à la vie de Lou ne faillissent pas à cette affirmation. Elle entraîne le spectateur dans une "ronde" trépidante tout autour de cette vie bien remplie. Sur la scène, elle va d'un objet à l'autre, d'un cheval de bois à une veste d'uniforme, pour faire découvrir ou mieux connaître Lou à ses spectateurs. (...) Sylvia Roux est essentiellement Lou. Une Lou souvent exaltée, qui vit un grand amour avec Rilke, s'initie à la psychanalyse et devient une intime de Freud. Face à elle, il suffit à Bérengère Dautun de chausser des lunettes rondes à la monture noire pour devenir son grand ami Sigmund Freud. (...)

Elles atteignent largement le but presque féministe qu'elles se sont assigné : rendre la place qu'elle mérite à cette femme qu'elles ont su rendre admirable.

— Philippe Person, Froggy's Delight.

Nous tous, sans doute, nous aurions aimé rencontrer Lou Salomé, l’une des plus grandes figures du siècle dernier. Bien des hommes en furent fous, à commencer par Rainer Maria Rilke et Friedrich Nietzsche. (...) Aujourd’hui son mythe a poussé Bérangère Dautun, actrice à la longue et brillante carrière, à se transformer en écrivain et à composer son premier texte théâtral, une « cantate théâtrale » pour Lou von Salomé. C’est en effet un chant plus qu’une biographie, un parcours enluminé plus qu’un livre d’histoire, un voyage valsé dans la grâce d’un être et dans la tourmente d’un temps furieux.(...) Bérangère Dautun crée sa propre pièce d’une manière aérienne et nostalgique. Sylvia Roux est plus terrienne et davantage dans l’émotion. Elles jouent à deux voix quinze individualités et sont très délicates (...). Anne Bouvier a réglé cette ronde comme un manège où les nuances se renouvellent sans cesse.

— Gilles Costaz, WebThéa.

Avec ce Cantate, la Ô combien Klimtienne et Danaësque Sylvia Roux (qui est déjà, naturellement, à l’image même de Lou) et la majestueuse et monumentale Bérengère Dautun (qui signe également le texte), lui rendent un hommage si vibrant et mérité. Les deux comédiennes sont complices, fusionnelles, intenses. Avec leur diction parfaite et leur tenue scénique sans faille, elles se passent et repassent les relais, en interprétant à elles seules à la fois toutes les facettes de l’intrépide Lou, et à tous les âges, en plus des diverses personnalités qui ont entouré la rebelle tout au long de sa vie. La complexité de l’exercice est impressionnante. Voilà donc toute une vie de cette femme passionnante qui se déroule devant nous, de manière très poétique, avec en arrière fond et filigrane les textes de nombreuses correspondances des grands hommes que Lou a côtoyé et fascinés.

Grâce à la mise en scène judicieuse, esthétique et raffinée d’Anne Bouvier se construit, de manière fort intéressante, une gémellité indéniable et une ambiguïté certaine, l’ensemble créant une ambiance quasi onirique. Allez donc admirer ce joli tableau !

— Luana Kim, RegArts.

Un joli moment de théâtre habité par deux comédiennes exaltées. (...)Si l’on se laisse ensorceler par ce personnage inspirant et singulier, c’est surtout dû à la volonté de deux femmes, de deux artistes de lui rendre hommage, de souligner sa pensée féministe, novatrice, son âme de bâtisseuse d’une société prônant la liberté et l’égalité des sexes. Habillées d’une même robe noire, signée Mine Verges, les deux comédiennes insufflent à la vie non seulement à Lou Andréas Salomé, mais aussi à toutes les personnes qui l’ont approchée, côtoyée, aimée. En Lou exaltée, terriblement vivante, Sylvia Roux est lumineuse, rayonnante. Face à elle, Bérengère Dautun, touchante, saisissante de vérité, se glisse avec malice, fièvre parfois, grâce à quelques accessoires, dans la peau de tous les autres protagonistes de cette histoire. Une paire de lunettes, et c’est Freud qui apparaît ; un pendentif, et c’est la mère qui distille ses conseils à sa fille, etc.

En nous invitant à cette Cantate pour Lou von Salomé, l’ex-sociétaire de la Comédie-Française fait (re)découvrir cette figure emblématique du siècle dernier d’une bien belle et jolie façon. Admirable !

— Olivier Fregaville-Gratian d'Amore, L’œil d’Olivier.

Équipe artistique

Distribution : Bérengère Dautun - Sylvia Roux

Assistance à la mise en scène : Pierre Hélie

Musique : Vincent Figureau

Scénographie : Marine Brosse

Lumière : Denis Koransky

Costume : Mine Verges

Image : Léonard

Galerie

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